Les Chants d'Arkè

Je suis un pauvre homme : je ne connais aucun chant.
Partition rouge, Jacques Roubaud et Florence Delay

CREATION 2010

Pour Arkè, la première, c’est la nuit. Non plus voûte céleste protectrice, harmonieuse, vibrante de sens, mais nuit de ténèbres creuses. Nuit qui la perd, elle qui aujourd'hui ne se reconnaît plus d'étoile. Et dans cette nuit présente, Arkè, la boueuse, sait qu’il pleuvra, qu'il va pleuvoir, puisque déjà cela fut. Elle sait qu'à nouveau tout ne sera que déluge, délavé, une nouvelle fois perdu ; mais qu’importe puisque dans son sang coule le sang de ses ancêtres et que cela reste, que dans son sang coulera encore le sang de ses enfants, et que cela restera. Alors Arkè, la debout, dépouillée des scrupules d’hier et des angoisses pour demain, les pieds nus sur la terre, sa sœur en déchirure, garde et gronde de l’espoir d’un jour refleurir. Elle, la première, Arkè, l’abandonnée, qui pour l'instant se dissout dans la solitude, croit n’être plus rien, moins qu’une bête, voit son corps se briser en éclats. L’unité perdue ne se retrouverait-elle que dans la mort ?

affiche Les Chants d'Arkè
Simon Grangeat écriture et mise en scène
sur scène

Ariane Lagneau jeu
Karine Quintana accordéon
en coulisse

Ludovic Bouaud création lumières
Gaëlle Bougeard chargée de production
Parcours

les 05 et 06 mars à L'Echappé - Sorbiers (42)
le 13 mars au Nouveau Théâtre du Huitième - Lyon,
dans le cadre du Printemps des Poètes
le 22 mai au Nouveau Théâtre du Huitième - Lyon
Plus d'informations
Dossier: Les Chants d'Arkè Dossier: Les Chants d'Arkè